[Dépêches]

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Dimanche 6 Février

 

Jour 11 : Vendredi 4 février

 

Nous nous levons vers 7h30. A côté, nous entendons les Anglais qui se mettent également en route. Nous déjeunons tranquillement et levons ensuite le camp.

Il ne fait pas trop froid ce matin et il a encore un peu neigé cette nuit. Lorsque les pulkas sont chargées, nous déposons une partie du matériel dans la cabane, juste de quoi nous faire une petite soupe en revenant tout à l'heure. Nous partons (avec seulement un petit sac à dos) rejoindre les Anglais qui s'entraînent sur la cascade de glace un petit km plus loin sur les falaises plongeant dans le lac.

Des bourrasques de plus en plus puissantes soufflent sur le lac (Bruno mesure même des pointes à 60km/h). Les Anglais ont l'air de bien s'amuser, ils grimpent en cordée de deux ou trois... cela dit, la progression n'est pas très rapide et l'assureur doit sûrement avoir froid.

Nous prenons quelques photos des Anglais en action (un des militaires resté en bas se glisse discrètement devant l'antenne du téléphone satellite... secret militaire!), nous discutons encore un peu avec le "para-medic" puis nous retournons à la cabane.

Nous préparons rapidement notre soupe en mangeant une partie de la ration journalière. A 13h30 nous sommes en route. Les bourrasques de ce matin se sont transformées en un vent continu accompagné d'une neige assez collante. Une demi-heure plus tard, nous nous arrêtons pour enlever notre polar et manger quelque chose. La progression est une fois de plus difficile : aux plaques de verglas déversantes se succède la neige poudreuse lourde.

Après une courte hésitation, nous décidons de descendre directement au village de Mysuseter (nous avions pensé dormir une dernière nuit sur les hauts plateaux) où nous espérons trouver un emplacement à l'abri du vent. La descente dans le village est assez amusante : pour la première fois nous pouvons vraiment nous laisser glisser (sur 1km).

Nous arrivons à la cabane-hôtel du DNT, où nous apprenons qu'il n'y a pas de bus pour descendre sur Otta, seule possibilité : le taxi. Le point positif, c'est qu'à cette cabane il est possible de remettre la clef du DNT et de récupérer la caution, ce qui nous évite de nous arrêter à Lillehammer. Nous descendons ensuite à l'hôtel touristique du village pour réserver un taxi pour le lendemain matin (9h30). Il faut alors trouver un emplacement plus ou moins discret pour la tente.

Un peu plus tard, nous l'installons en amont de l'hôtel, le long des pistes de ski de fond. Le montage du camp se fait dans le noir (il est environ 17h30). La soirée se passe normalement, si ce n'est que nous préparons déjà un maximum (eau,...) pour être près demain matin, 9h30 devant l'hôtel.