|
Jour
11 : Vendredi 4 février
Nous nous levons
vers 7h30. A côté, nous entendons les Anglais qui se mettent
également en route. Nous déjeunons tranquillement et levons
ensuite le camp.
Il ne fait pas
trop froid ce matin et il a encore un peu neigé cette nuit.
Lorsque les pulkas sont chargées, nous déposons une partie
du matériel dans la cabane, juste de quoi nous faire une petite
soupe en revenant tout à l'heure. Nous partons (avec seulement
un petit sac à dos) rejoindre les Anglais qui s'entraînent
sur la cascade de glace un petit km plus loin sur les falaises
plongeant dans le lac.
Des bourrasques
de plus en plus puissantes soufflent sur le lac (Bruno mesure
même des pointes à 60km/h). Les Anglais ont l'air de bien
s'amuser, ils grimpent en cordée de deux ou trois... cela
dit, la progression n'est pas très rapide et l'assureur doit
sûrement avoir froid.
Nous prenons quelques
photos des Anglais en action (un des militaires resté en bas
se glisse discrètement devant l'antenne du téléphone satellite...
secret militaire!), nous discutons encore un peu avec le "para-medic"
puis nous retournons à la cabane.
Nous préparons
rapidement notre soupe en mangeant une partie de la ration
journalière. A 13h30 nous sommes en route. Les bourrasques
de ce matin se sont transformées en un vent continu accompagné
d'une neige assez collante. Une demi-heure plus tard, nous
nous arrêtons pour enlever notre polar et manger quelque chose.
La progression est une fois de plus difficile : aux plaques
de verglas déversantes se succède la neige poudreuse lourde.
Après une courte
hésitation, nous décidons de descendre directement au village
de Mysuseter (nous avions pensé dormir une dernière nuit sur
les hauts plateaux) où nous espérons trouver un emplacement
à l'abri du vent. La descente dans le village est assez amusante
: pour la première fois nous pouvons vraiment nous laisser
glisser (sur 1km).
Nous arrivons
à la cabane-hôtel du DNT, où nous apprenons qu'il n'y a pas
de bus pour descendre sur Otta, seule possibilité : le taxi.
Le point positif, c'est qu'à cette cabane il est possible
de remettre la clef du DNT et de récupérer la caution, ce
qui nous évite de nous arrêter à Lillehammer. Nous descendons
ensuite à l'hôtel touristique du village pour réserver un
taxi pour le lendemain matin (9h30). Il faut alors trouver
un emplacement plus ou moins discret pour la tente.
Un peu plus tard,
nous l'installons en amont de l'hôtel, le long des pistes
de ski de fond. Le montage du camp se fait dans le noir (il
est environ 17h30). La soirée se passe normalement, si ce
n'est que nous préparons déjà un maximum (eau,...) pour être
près demain matin, 9h30 devant l'hôtel.
|