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Jour
10 : Jeudi 3 février
Ce matin ça souffle
à nouveau bien autour de la tente... un vent continu à près
de 30km/h. Nous décidons de retarder le réveil encore un peu,
en espérant que le vent se calme.
C'est vers 8 heures
que nous sortons de nos sacs pour entamer le petit déjeuner.
Lorsque nous devons commencer à charger les pulkas et démonter
la tente, ça souffle toujours autant. La route jusqu'au lac
de Rondvasbu n'est pas très longue (seulement 5.5 km à vol
d'oiseau). Le sentier d'été effectue une large boucle pour
rester à niveau. Nous empruntons un tracé qui est plus en
ligne droite mais monte d'avantage à flanc de montagne avant
de redescendre pour rejoindre le sentier.
La descente est
difficile car les rochers découverts de neige barrent le passage.
Le couloir neigeux que nous empruntons est totalement verglacé
et par conséquent très désagréable. Nous arrivons enfin dans
le lit de la rivière où la progression devient plus facile.
Les pentes des montagnes qui nous entourent sont ici beaucoup
plus verticales, le lac de Rondvasbu forme dès lors un véritable
canyon.
Le vent de ce
matin s'est finalement calmé et nous sommes une fois de plus
habillés trop chaudement... de toute façon on arrive bientôt.
C'est presque un petit village qui apparaît à l'entrée du
canyon où, d'après la carte, devrait se trouver la seule cabane
du DNT. Arrivés près de celle-ci (le reste étant désert),
nous remarquons une quantité de skis blancs identiques plantés
devant la cabane... Nous pressentons que nous aurons à faire
à des militaires.
A l'entrée de
la cabane quelqu'un (qui s'avèrera être le chef de patrouille)
vient nous accueillir dans un anglais irréprochable. Il nous
dit qu'il reste des places dans la cabane malgré les 14 personnes
qui forment sa patrouille. Nous entrons pour nous réchauffer
et manger quelque chose. C'est là que nous avons la confirmation
qu'il s'agit d'une patrouille anglaise en entraînement alpin.
Au cours de la discussion nous apprenons que l'énorme hélicoptère
aperçu trois jours auparavant venait dropper une partie de
la troupe et du matériel.
Les militaires
se mettent en route un peu plus tard pour un exercice de cascade
de glace. Seul le médecin reste. Il nous propose de l'eau
chaude pour du thé ... que nous utilisons pour de la soupe.
Après un courte hésitation, nous décidons finelement de camper
à côté de la cabane; et ce malgré l'insistance des - décidément
très sympatiques - Anglais pour que l'on reste à l'intérieur.
Le reste de la soirée se déroule normalement. Nous parvenons
même à envoyer un message IRIS depuis cette vallée très encaissée
(avec un passage à 37° max).
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