[Dépêches]

Mardi 25 janvier
Mercredi26 janvier

Jeudi 27 janvier
Vendredi 28 janvier

Samedi 29 janvier
Dimanche 30 janvier

Lundi 31 janvier
Mardi 1 février

Mercredi 2 février
Jeudi 3 février

Vendredi 4 février
Samedi 5 février

Dimanche 6 Février

 

Jour 10 : Jeudi 3 février

 

Ce matin ça souffle à nouveau bien autour de la tente... un vent continu à près de 30km/h. Nous décidons de retarder le réveil encore un peu, en espérant que le vent se calme.

C'est vers 8 heures que nous sortons de nos sacs pour entamer le petit déjeuner. Lorsque nous devons commencer à charger les pulkas et démonter la tente, ça souffle toujours autant. La route jusqu'au lac de Rondvasbu n'est pas très longue (seulement 5.5 km à vol d'oiseau). Le sentier d'été effectue une large boucle pour rester à niveau. Nous empruntons un tracé qui est plus en ligne droite mais monte d'avantage à flanc de montagne avant de redescendre pour rejoindre le sentier.

La descente est difficile car les rochers découverts de neige barrent le passage. Le couloir neigeux que nous empruntons est totalement verglacé et par conséquent très désagréable. Nous arrivons enfin dans le lit de la rivière où la progression devient plus facile. Les pentes des montagnes qui nous entourent sont ici beaucoup plus verticales, le lac de Rondvasbu forme dès lors un véritable canyon.

Le vent de ce matin s'est finalement calmé et nous sommes une fois de plus habillés trop chaudement... de toute façon on arrive bientôt. C'est presque un petit village qui apparaît à l'entrée du canyon où, d'après la carte, devrait se trouver la seule cabane du DNT. Arrivés près de celle-ci (le reste étant désert), nous remarquons une quantité de skis blancs identiques plantés devant la cabane... Nous pressentons que nous aurons à faire à des militaires.

A l'entrée de la cabane quelqu'un (qui s'avèrera être le chef de patrouille) vient nous accueillir dans un anglais irréprochable. Il nous dit qu'il reste des places dans la cabane malgré les 14 personnes qui forment sa patrouille. Nous entrons pour nous réchauffer et manger quelque chose. C'est là que nous avons la confirmation qu'il s'agit d'une patrouille anglaise en entraînement alpin. Au cours de la discussion nous apprenons que l'énorme hélicoptère aperçu trois jours auparavant venait dropper une partie de la troupe et du matériel.

Les militaires se mettent en route un peu plus tard pour un exercice de cascade de glace. Seul le médecin reste. Il nous propose de l'eau chaude pour du thé ... que nous utilisons pour de la soupe. Après un courte hésitation, nous décidons finelement de camper à côté de la cabane; et ce malgré l'insistance des - décidément très sympatiques - Anglais pour que l'on reste à l'intérieur. Le reste de la soirée se déroule normalement. Nous parvenons même à envoyer un message IRIS depuis cette vallée très encaissée (avec un passage à 37° max).