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Jour
9 : Mercredi 2 février
Hier soir nous
nous sommes endormis avant le passage de l'IRIS et ce n'est
qu'une fois qu'il était bel et bien passé que nous nous sommes
réveillés.
Ce matin, réveil
à 7h30. Le déjeuner traîne un peu en longueur car nous devons
encore fondre de la neige. Je prends quelques photos dehors
pendant que l'eau chauffe. L'endroit où nous avons planté
la tente est plutot sympathique : dans le vallon encaissé
d'une rivière.
Nous sommes finalement
en route à 10h50. La petite couche de neige fraîche atteint
par endroit 5 à 10cm, là où elle n'a pas été soufflée. Dans
ces zones, la progression est ralentie (surtout par la pulka).
De toute façon, nous ne sommes pas très pressés car la distance
à parcourir est seulement de 11 à 12km. Il faut tout de même
remarquer que le 9 premiers km sont entièrement en montée
avec un dénivelé de près de 300m.
Notre itinéraire
passe par une large vallée entourée de montagnes. Le paysage
a encore pas mal évolué : on est ici dans une ambiance beaucoup
plus alpine, le relief étant devenu plus accidenté. Ce qui
rend la route encore plus belle, c'est que nous nous sentons
vraiment seuls, aucune trace devant nous et rien que des montagnes
à perte de vue. Et, ce qui ne gâche rien, un ciel ensoleillé
et dégagé qui accentue le relief.
La température
est d'environ -8° et à mesure que nous montons le vent se
renforce (jusque 20 à 25km/h). Heureusement, le soleil est
là. Nous faisons de nombreuses pauses photos et même une photo
de "groupe"... Au col, nous nous engageons dans une descente
sur 2 à 3 km. A 16h, nous nous arrêtons au creux d'une vallée
très évasée.
Avant de monter
la tente, une petite pause nourriture pour se remettre d'aplomb.
C'est là que Bruno se rend compte que les fixations de ses
skis sont dans un triste état ... les miennes par contre commencent
à se dévisser du ski. Nous préparons le souper habituel et
à 20h nous sommes dans nos sacs de couchage.
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