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Jour
8 : Mardi 1 février
Comme d'habitude
nous somnolons encore un peu après la sonnerie du réveil.
Le silence qui règne dans la cabane semble indiquer que le
vent est tombé. En regardant dehors, nous voyons que tout
est calme, mais que le ciel est bouché par des nuages en altitude.
De toute façon,
nous partons. Pendant que l'eau du déjeuner chauffe, nous
commençons à ranger nos affaires et charger les pulkas. Dans
la cabane il fait nettement plus frais que hier soir (8° ce
matin contre 18°).
Lorsque notre petit
déjeuner est englouti et tout est chargé, il reste à régler
le payement de la cabane (pour les 2 nuits passées et ce que
l'on a consommé, c'est-à-dire rien si ce n'est des bougies).
Le système des cabanes du DNT fonctionne uniquement sur la
confiance : une fois que l'on est affilié, on peut emprunter
la clef des cabanes et s'y rendre tant que l'on veut* (dans
les cabanes il n'y a personne pour vérifier). Ce système fonctionne
apparemment très bien et l'équipement des cabanes est inouï.
Bref, vers 10h40
nous sommes enfin en route. Nous n'empruntons pas de route
tracée, mais d'après les cartes, l'itinéraire choisi semble
être le meilleur (ce qui sera confirmé par la suite). Nous
progressons vraiment bien ce matin, il faut croire que cette
petite journée de repos dans le luxe de la cabane nous a fait
du bien.
Il fait plutôt
froid, -13°, mais comme il n'y a pas ou très peu de vent,
c'est tout à fait supportable. A 11h15 nous nous arrêtons
le temps d'une pause IRIS. Pour le reste on interrompt la
progression de temps en temps pour manger et boire un peu.
Malgré l'absence de tracé, la navigation se fait sans problème.
A 16h à peine,
nous arrivons à la cabane d'Eldabu que nous dépassons pour
installer la tente dans le creux d'une rivière où on devrait
être à l'abri du vent. Le camp est vite monté et nous commençons
à préparer le souper vers 18h.
A 19h30, nous avons
finis et nous nous glissons dans nos sacs. Au moment où j'écris
ces lignes, Bruno ronfle déjà tranquillement à côté de moi.
Il devra de toute façon encore se réveiller puisqu'il est
encore tout habillé et à 21h15 nous enverrons un message IRIS.
Depuis le souper, la neige crépite sur le toit de la tente...
espérons que cela ne ralentira pas trop notre progression
demain.
*
On paye par nuit passée à la cabane (ce qui couvre également
le bois de chauffage et le gaz pour cuisiner qui sont à disposition).
A cela, on ajoute ce que l'on a éventuellement consommé en
nourriture (chaque cabane dispose d'un stock important de
nourriture).
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