[Dépêches]

Mardi 25 janvier
Mercredi26 janvier

Jeudi 27 janvier
Vendredi 28 janvier

Samedi 29 janvier
Dimanche 30 janvier

Lundi 31 janvier
Mardi 1 février

Mercredi 2 février
Jeudi 3 février

Vendredi 4 février
Samedi 5 février

Dimanche 6 Février

 

Jour 8 : Mardi 1 février

 

Comme d'habitude nous somnolons encore un peu après la sonnerie du réveil. Le silence qui règne dans la cabane semble indiquer que le vent est tombé. En regardant dehors, nous voyons que tout est calme, mais que le ciel est bouché par des nuages en altitude.

De toute façon, nous partons. Pendant que l'eau du déjeuner chauffe, nous commençons à ranger nos affaires et charger les pulkas. Dans la cabane il fait nettement plus frais que hier soir (8° ce matin contre 18°).

Lorsque notre petit déjeuner est englouti et tout est chargé, il reste à régler le payement de la cabane (pour les 2 nuits passées et ce que l'on a consommé, c'est-à-dire rien si ce n'est des bougies). Le système des cabanes du DNT fonctionne uniquement sur la confiance : une fois que l'on est affilié, on peut emprunter la clef des cabanes et s'y rendre tant que l'on veut* (dans les cabanes il n'y a personne pour vérifier). Ce système fonctionne apparemment très bien et l'équipement des cabanes est inouï.

Bref, vers 10h40 nous sommes enfin en route. Nous n'empruntons pas de route tracée, mais d'après les cartes, l'itinéraire choisi semble être le meilleur (ce qui sera confirmé par la suite). Nous progressons vraiment bien ce matin, il faut croire que cette petite journée de repos dans le luxe de la cabane nous a fait du bien.

Il fait plutôt froid, -13°, mais comme il n'y a pas ou très peu de vent, c'est tout à fait supportable. A 11h15 nous nous arrêtons le temps d'une pause IRIS. Pour le reste on interrompt la progression de temps en temps pour manger et boire un peu. Malgré l'absence de tracé, la navigation se fait sans problème.

A 16h à peine, nous arrivons à la cabane d'Eldabu que nous dépassons pour installer la tente dans le creux d'une rivière où on devrait être à l'abri du vent. Le camp est vite monté et nous commençons à préparer le souper vers 18h.

A 19h30, nous avons finis et nous nous glissons dans nos sacs. Au moment où j'écris ces lignes, Bruno ronfle déjà tranquillement à côté de moi. Il devra de toute façon encore se réveiller puisqu'il est encore tout habillé et à 21h15 nous enverrons un message IRIS. Depuis le souper, la neige crépite sur le toit de la tente... espérons que cela ne ralentira pas trop notre progression demain.

* On paye par nuit passée à la cabane (ce qui couvre également le bois de chauffage et le gaz pour cuisiner qui sont à disposition). A cela, on ajoute ce que l'on a éventuellement consommé en nourriture (chaque cabane dispose d'un stock important de nourriture).